Auteur : Bernard ANGELIN
Professeur d’EPS au Lycée La Martinière Monplaisir Lyon 8° - Chargé de Mission APPN au Rectorat de l’Académie de Lyon - Membre du Bureau des Guides et Accompagnateurs du Sud Dauphiné
« Descendre en rappel, c’est faire semblant de tomber ! »
(Tom Patey in One Man’s Mountains).
Il est admis que la quintessence de l’escalade consiste à grimper les parois et les montagnes, seul et sans corde et en redescendre de la même façon. C’est ainsi que Patrick Edlinger, grâce aux films de Jean-Paul Jansen, a révélé au grand public la forme la plus pure de l’escalade, celle que le grand public appelle « à main nue ».
Cette philosophie dont le précurseur et maître incontesté était l’Autrichien Paul Preuss (1886 – 1913) ne tolère pas la moindre marge d’erreur et la plupart des adeptes assidus de cette forme de pratique ne profitent généralement pas d’une longue vie de grimpeur. Paul Preuss lui-même est tombé dans la paroi du Mandlkogel (massif du Darchstein) à l’âge de 27 ans.
Dans une escalade plus traditionnelle, moins exposée, l’utilisation du matériel, particulièrement de la corde, aussi bien pour s’assurer à la montée que pour permettre une descente rapide, en rappel, dans les parois les plus vertigineuses, reste la pratique la plus courante parce que théoriquement la plus sécurisante.
Toutefois, les chiffres du secours en montagne ne trompent pas. Les accidents survenant lors de la descente sont les plus nombreux. La liste des grimpeurs ou alpinistes parmi les plus expérimentés voire les plus éminents qui se sont tués au cours de rappels est particulièrement longue.
Il est donc exclus de ne pas prendre en compte cette technique, composante à part entière de l’activité escalade ; elle doit être intégrée dans toute démarche d’enseignement, à tous les niveaux.
Grimper en tête dans une voie inconnue, confectionner un relais, faire venir un second de cordée, installer et descendre en rappel constituent une formation scolaire approfondie. Le rappel est une des composantes essentielles de l’apprentissage de l’escalade, dans une double optique d’autonomie et de gestion de la vie future.
Sommaire de ce document [quick view] exhaustif est né après un bon nombre d’heures de travail et de recherches diverses ainsi qu’après collaboration avec les spécialistes les plus éminents (ENSA, fabricants, etc)
- Préambule.
- La pratique du rappel dans le cadre scolaire.
- Pourquoi enseigner les techniques du rappel ?
3.1. Des programmes clairement explicites.
3.2. Une accidentologie significative. - Où enseigner les techniques du rappel ?
4.1. En école d’escalade.
4.2. Sur SAE.
4.3. Partout où l’on peut installer une corde ! - Les niveaux de pratique en rappel.
5.1. Niveau 0. « Débutant ».
5.2. Niveau 1. « Premier niveau d’autonomie ».
5.3. Niveau 2. « Grimpeur autonome ».
5.4. Niveau 3. « Expert ». - Assurer la sécurité en rappel.
6.1. La corde.
6.2. Les descendeurs et freins.
6.2.1. Les « Plaquettes ».
6.2.2. Les Descendeurs en forme de « huit ».
6.2.3. Les « Tubes ».
6.2.4. Les Appareils Auto freinants.
6.2.5. Les « Inclassables ».
6.3. Le rappel autonome avec auto-assurance.
6.3.1. L’autobloquant placé au-dessus du descendeur.
6.3.2. L’autobloquant placé au-dessous du descendeur.
6.3.3. Installer la corde de rappel.
6.3.4. Confectionner un noeud autobloquant.
6.4. Le rappel avec assurance en « moulinette » depuis le bas.
6.5. Le rappel avec assurance depuis le haut.
6.6. Le rappel avec assurance en « moulinette » depuis le haut.
6.7. Le rappel avec descente à deux ou rappel accompagné.
6.8. Le rappel avec assurance depuis le bas. - Conclusion.
- Bibliographie.
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