La force de choc représente la force transmise au grimpeur au moment de l'arrêt de sa chute.
Cette notion est particulièrement importante pour assurer le confort du grimpeur, mais aussi sa sécurité : un arrêt trop violent peut traumatiser le grimpeur, mais aussi solliciter de façon trop importante les points d'assurage, particulièrement en terrain d'aventures, en montagne ou en glace.
La force de choc représente la force transmise au grimpeur au moment de l'arrêt de sa chute.
Lors d'une chute, le grimpeur va prendre de la vitesse et emmagasiner de l'énergie. Une partie de l'énergie est absorbée par la corde par un phénomène d'allongement (énergie mécanique) et par un échauffement de la corde (énergie calorifique). Le reste de l'énergie est restitué au grimpeur sous forme d'un choc.
La force se propage le long de la corde vers les points d'ancrage, les mousquetons et la personne qui assure. Il est intéressant de regarder l'effort au niveau du point d'assurage.
La force de choc indiquée sur les cordes, correspond à la force maximale transmise à un grimpeur dans les conditions de test normalisé. La qualité d'une corde dans ce domaine se juge par sa capacité à restituer une force de choc faible et à conserver cette qualité chute après chute.
Les exigences des normes
Pour une corde à simple, les normes imposent une valeur maximale de 12 kN lors de la première chute de facteur 2, avec une masse de 80 kg.
Pour une corde à double, testée sur un seul brin, la force de choc doit être inférieure à 8 kN lors de la première chute de facteur 2, avec une masse de 55 kg.
Il est donc impossible de comparer les propriétés dynamiques des cordes à simple et à double, puisque les tests sont effectuées avec des masses différentes. Aussi, comme indiqué ci-dessus, il est important de voir que la valeur indiquée lors de l'achat d'une corde correspond à celle d'une chute normalisée, certes, mais pour la première chute.
Evolution de la force de choc avec le nombre de chute
Chute après chute, les capacités dynamiques de la corde diminuent et donc, la force de choc augmente. En effet, les fibres de l'âme vont progressivement perdre leur capacité élastique.
Lors d'une chute, ces fibres vont s'allonger et s'échauffer. Après une trentaine de minutes de "repos", elles reviennent dans leur état d'origine. Cette capacité va progressivement diminuer avec le nombre croissant de chutes. Lors des tests en laboratoire, le temps laissé entre deux essais est de 5 mn. La corde est donc sollicitée dans des conditions extrêmes.
Une corde avec une force de choc maximale initialement faible conservera donc plus longtemps ses propriétés dynamiques. Si vous chutez régulièrement, la force de choc est alors un critère essentiel à prendre en compte dans l'achat de votre corde.
Un facteur limitant, l'assurage
Très rares sont les chutes de facteur 2. Parmi tous ceux qui sont tombés directement sur le relais, quels sont ceux qui sont tombés directement sur l'assureur ?
L'assureur a-t-il réellement stoppé net la chute, ou a-t-il laissé échapper du mou ?
Comme il est préconisé, les grimpeurs mettent au relais un point de renvoi, qui va permettre de diminuer le facteur de chute. Aussi, l'assureur peut-il jouer un rôle important, voir essentiel dans la violence du choc et la force de choc transmise au grimpeur, notamment par l'assurage dynamique.
Ainsi, la force de choc atteinte en condition réelle d'utilisation est rarement égale à celle indiquée sur les fiches techniques des cordes. Heureusement d'ailleurs !
Un facteur agravant, le tirage
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